MA BIBLIOTHEQUE


Je voudrais parler un peu de ma bibliothèque intime. Je continue à participer à l'ouverture de squat et j'en profite pour ramasser des grands répertoires des forts cartons d'usines que je plis et sur lesquelles je superpose des matières jusqu'à les rendre plus dure que du bois. J'ai fabriqué ainsi tout une bibliothèque de livres d'artistes dont une parties a été dispersé dans les musées et des collections privés.
Il s'agit des livres très solides, colorés, sculptés, peints, dessinés, toués, grattés, calligraphiés, dans les quels je colle pour commencer toutes sortes de matières.
Il y a les papiers depuis les grandes enveloppes cartonnées jusqu'au papier de soie. Je renforce cela avec des matériaux de bâtiments comme le ciments, le mastique ; les câbles électriques, des boulons, des métaux brillants ou alors rouillés et vernis.
Je joue à coller des morceaux de jouets de sociétés et d'objets, des radiographies, des pigments, des fils à coudre, des ressorts, des cordages, des paillettes, des bas de femmes, des broderies, des dentelles, de la cire de bougies, des pigments, du verre, et beaucoup de fils.
Et bien sur il y a toujours de la végétation que je ramène un peu de partout quand je voyage. Des branches, des algues, des fleurs, et puis aussi des cheveux, des poils, des dents, des coquilles, des plumes.
Tout cela est peint, collé, sculpté, assemblé avec des dessins, des photos découpés, des calligraphies.
Comme cela quand je suis fatiguée de lire les livres des autres et mes propres écrits, il y a toujours sous mon lit, ces livres d'images qui peuvent venir me caresser l'intérieur des yeux.

2002, Paris.